L’extinction de l’éclairage public à partir de 23h30 a été mise en place dans un contexte de crise énergétique marqué par une hausse brutale du coût de l’énergie et une forte incertitude sur les dépenses de fonctionnement des collectivités.
Lorsqu’elle a été décidée, cette mesure répondait à un impératif économique clair.
Elle a permis de réaliser plus de 300 000 euros d’économies pour la commune.
À date, cet impact financier était significatif et nécessaire pour préserver l’équilibre budgétaire tout en maintenant les investissements nécessaires.
Cette décision relevait d’un choix pragmatique, dicté par la responsabilité dans la gestion des finances communales.
Depuis, le contexte a évolué.
La baisse du coût de l’énergie, mais surtout la diminution durable de la consommation, liée aux améliorations apportées aux points lumineux financées sur le mandat, ont progressivement modifié la situation initiale.
En effet, depuis plusieurs années la commune a engagé un effort important de modernisation de son réseau d’éclairage public, avec le remplacement progressif et désormais significatif, des équipements par des dispositifs plus performants. Ces investissements ont permis d’améliorer la qualité de l’éclairage tout en réduisant durablement la consommation énergétique ainsi que les coûts d’exploitation à long terme.
Dans ce nouveau contexte, l’économie générée spécifiquement par l’extinction de l’éclairage public à 23h30 est résiduelle.
Ces évolutions nous conduisent à reposer la question de cette mesure avec les habitants, de manière responsable et transparente.
Certaines solutions parfois évoquées dans le débat public, comme l’éclairage dit « à la demande » reposant sur des capteurs de présence, peuvent sembler attractives en apparence. En pratique, ces dispositifs posent des contraintes techniques et financières importantes, qui en limitent aujourd’hui la pertinence à l’échelle d’un réseau communal.
L’action publique ne peut se satisfaire de solutions théoriques ou d’effets d’annonce. Elle doit s’appuyer sur des choix techniquement maîtrisés, financièrement soutenables et durables dans le temps.
La question de l’extinction de l’éclairage public à 23h30 mérite donc d’être abordée à la lumière de trois éléments : l’économie réalisée lorsqu’elle a été décidée, les investissements structurants menés depuis sur le réseau, et l’évolution du contexte énergétique.
Il nous apparait en l'état de ces éléments et des préoccupations de nombre d'entre vous que l'extinction généralisée à 23h30 n'est plus justifiée.
Ce sujet, comme ceux qui touchent directement au cadre de vie et au quotidien des habitants, doit être expliqué, partagé et discuté avec méthode et responsabilité.
Assumer les décisions passées. Évaluer leur pertinence dans le contexte actuel. Construire les choix à venir avec sérieux et dialogue.
C’est dans cet esprit que nous construisons notre programme.