Après notre précédent article consacré à l’évolution de l’extinction nocturne de l’éclairage public, plusieurs habitants nous ont demandé des précisions sur l’état du réseau communal et les investissements réalisés ces dernières années. Ces éléments chiffrés permettent de mieux comprendre pourquoi la situation a évolué.
Saint-Gély-du-Fesc compte aujourd’hui 2 885 points lumineux sur son territoire. Sur ce total, 2 072 candélabres ont déjà été modernisés. Il reste donc 813 points à améliorer dans les prochaines années. Cette modernisation progressive constitue un investissement structurant du mandat.
Plus de 400 000 euros ont été consacrés à l’amélioration de l’éclairage public. Le remplacement des anciens dispositifs par des LED plus performantes a permis d’améliorer la qualité de l’éclairage tout en réduisant durablement la consommation énergétique et les coûts d’exploitation. Cette transformation technique change profondément la donne : une part importante des économies réalisées aujourd’hui provient de la modernisation du réseau elle-même.
Lors de la crise énergétique, l’extinction nocturne à 23h30 avait permis de générer plus de 300 000 euros d’économies. Cette décision répondait alors à un impératif budgétaire clair. Parallèlement, la commune a engagé un travail de fond sur son infrastructure d’éclairage. Ce second levier produit désormais des effets durables, indépendamment de l’extinction généralisée.
Le débat public oppose parfois deux positions simplistes : allumer ou éteindre. La réalité technique est plus nuancée. Les équipements modernes permettent aujourd’hui d’ajuster finement l’intensité lumineuse en fonction des usages, des quartiers et des périodes de la semaine. L’enjeu consiste donc à adapter plutôt qu’à opposer.
C’est dans cet esprit qu’une modulation a été proposée : une coupure complète de 1h00 à 5h00 du lundi au mercredi, et une baisse d’intensité du jeudi au dimanche entre 1h00 et 5h00. Cette approche vise à concilier sécurité des déplacements, sobriété énergétique et responsabilité budgétaire.
Les 813 points lumineux restant à moderniser constituent une priorité pour les années à venir. La transition énergétique communale ne repose pas sur une mesure ponctuelle, mais sur un plan progressif, financé et structuré.
L’éclairage public est visible chaque soir par tous les habitants. Il reflète aussi la manière dont une commune gère ses ressources : avec méthode, en tenant compte des évolutions du contexte, et en inscrivant ses décisions dans la durée.
C’est cette cohérence entre décisions passées, investissements réalisés et adaptations proposées qui guide notre action pour 2026–2032.